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LOUISE DE BETTIGNIES

L'héroïne nordiste et la « Jeanne d'Arc du Nord »

Louise Marie Jeanne Henriette de Bettignies naît le 15 juillet 1880 à Saint-Amand-les-Eaux dans une famille de la noblesse.

Particulièrement douée pour les langues, elle fait ses études supérieures à Oxford et maîtrise parfaitement l’anglais, l’allemand et l’italien. Avant la guerre, elle travaille comme préceptrice auprès de grandes familles aristocratiques à travers toute l’Europe.

Lorsque la Première Guerre mondiale éclate en 1914, elle refuse de rester inactive. Elle est rapidement approchée par le MI6 (les services de renseignement britanniques) en raison de sa maîtrise des langues et de sa connaissance du terrain.

Sous le pseudonyme d'Alice Dubois, elle prend la tête du réseau de résistance « Alice ». Cette organisation, qui comptera jusqu’à une centaine de personnes, transmet aux Alliés des informations cruciales sur les mouvements de troupes et les positions de l'artillerie allemande.

Pour faire passer ses messages codés vers les Pays-Bas, elle rivalise d'ingéniosité, cachant ses notes sous des timbres-poste ou dans des talons de chaussures.

Le 20 octobre 1915, elle est arrêtée par les autorités allemandes à Froyennes, tout près de Tournai, munie de faux papiers. Incarcérée à la prison de Tournai, elle subit de longs interrogatoires mais refuse de livrer ses complices.

Condamnée à mort à Bruxelles, sa peine est commuée en travaux forcés à perpétuité. Elle est déportée à la forteresse de Siegburg en Allemagne.

Elle décède le 27 septembre 1918 à Cologne des suites d'une pleurésie, quelques semaines seulement avant l'Armistice. Elle est décorée de la Légion d'honneur à titre posthume.


Le lien entre François-Joseph Peterinck et Louise de Bettignies

Le rapprochement entre ces deux Camuches n’est pas seulement lié à l’histoire de la porcelaine : il repose également sur un véritable lien familial.

François-Joseph Peterinck est en effet un ancêtre direct de Louise de Bettignies. Sa fille, Amélie Peterinck, épouse en 1783 Jean-Maximilien de Bettignies, avocat à Tournai. À la fin du XVIIIe siècle, le couple reprend et poursuit l’activité de la manufacture fondée et développée par François-Joseph Peterinck.

Leur descendant, Maximilien-Joseph de Bettignies, quitte ensuite Tournai pour développer une activité de porcelaine à Saint-Amand-les-Eaux. Cette tradition familiale se poursuit jusqu’au père de Louise, Henri-Maximilien de Bettignies, lui-même directeur d’une fabrique de porcelaine et de céramique.

François-Joseph Peterinck est ainsi l’arrière-arrière-grand-père de Louise de Bettignies. À travers eux, deux périodes de l’histoire se rejoignent : celle du rayonnement artistique et industriel de la porcelaine de Tournai au XVIIIe siècle, et celle du courage exceptionnel d’une femme engagée pendant la Première Guerre mondiale.

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